Mis à jour le 25 novembre 2009
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Les lauréats CAFéFOTO 2009

2ème édition

À l’issue des séances de CAFéFOTO (lectures de portfolios gratuites, organisées chaque mois sur Paris et pendant 3 jours lors des rencontres d’Arles) 4 photographes ont été sélectionnés pour exposer au Centre Iris.

Ils ne se connaissaient pas, et pourtant le lien entre les productions de chacun est fort. Des mondes intimes, curieux, libres, autour de thèmes simples comme la terre pour Sylvain Ferrari, un voyage initiatique en Moldavie pour Gillles Roudière, les corps dans leur géométrie la plus simple pour Thomas Rigade, et sa propre ombre par Philippe Bernard.

Ces nouveaux photographes explorent un monde à leur portée, avec une démarche traditionnelle, dans une écriture poétique, un discours souvent engagé sur le plan social et esthétique, et une incessante remise en question.


du 23 septembre 2009 au 21 novembre 2009

Thomas Rigade, Prix CAFéFOTO Paris

Philippe Bernard, Prix CAFéFOTO Arles

Mention spéciale : Gilles Roudière, Sylvain Ferrari


Thomas Rigade, Prix CAFéFOTO Paris

Thomas RIGADE est un jeune photographe formé à l’atelier photographique de l’espace Saint Cyprien à Toulouse. Il cherche dans ses nus féminins à révéler les corps à travers leur géométrie. Ses images, à la matérialité fragile, oscillent entre ombre et lumière, entre rêve et réalité.

A propos des nus

Quand on parle du corps d’une femme, on évoque généralement ses courbes. L’esprit serait-il à ce point étriqué ? Pourquoi taire tout le reste, ces volumes qui forment également lignes, segments brisés, trapèzes, polygones et jusqu’à des figures. Ici nulle trace d’Éros, le pauvre a été renvoyé à l’état de mythe, il n’a pas été intégré au projet. Son sujet ? Traité de géométrie.

(…)

De même, j’imagine que ces petites tâches brunes qui parsèment mes images sont des éphélides déposées là par un soleil coquin qui aurait voulu accentuer la ressemblance de ces « peaux photographiques » (le traitement chimique apporte à ces polaroids reliefs, gonflements et craquelures, une troisième dimension les rendant presque vivants) avec les peaux humaines des jeunes femmes que je photographie. Quoi de plus normal quand on sait que les racines grecques du mot éphélide désignent une action du soleil pour produire un résultat. De la photographie donc.

Philippe Bernard, Prix CAFéFOTO Arles

Photo-graphe, Philippe Bernard joue avec la lumière et construit ainsi des images souvent ambiguës, aux frontières de l’apparition et de la disparition. Dans une démarche singulière autour du blanc et de la clarté, il questionne de manière originale la forme photographique avec un à-propos stimulant pour le spectateur.

Dégénérés

ou comment je suis devenu l’ombre de moi-même

Dégénérer, c’est perdre ses qualités naturelles. C’est aussi perdre son genre. Nous font face des silhouettes détourant une réalité comme diluée, où les objets et les lieux photographiés ont perdu leur qualités naturelles, où l’humain n’a plus de genre, condensé en une forme fantomatique et flottante, comme une apparition. Le reste, l’environnement, ce qui est d’ordinaire photographié a disparu, surexposé.

Ici, c’est l’ombre qui est le sujet. Ce qu’il y a dans l’ombre. Les objets et les lieux deviennent couleurs et matières ; elles tissent avec la silhouette de l’ombre portée du photographe des rapports étranges, entre scénographie absurde et questionnement angoissant. Le fond blanc surexposé isole radicalement ces personnages universels, prélevés à la surface des apparences pour nous parler de l’invisible.

Puisque photographiques, ces autoportraits sont la trace d’une réalité concrète – « ça a été » – mais bien au-delà, ils provoquent d’autres résonances. Des réseaux organiques affleurent, l’ombre est comme un écorché, l’intériorité semble mise à nu. Comme si le tréfonds se donnait à voir. Dans tous les sens du terme, une pro-jection.

Projeter, c’est aussi parier sur l’avenir. Ici, une vision désenchantée de ce qu’il pourrait être. A la fois radieux et coloré, angoissant et mortifère. Comme si, après une catastrophe, ne restaient que les ombres et les couleurs...

Gilles Roudière, mention spéciale

Photographe autodidacte depuis 1995, Gilles Roudière décide en 2005 de quitter son emploi de cadre pour faire de la photographie son activité principale. Son travail s’oriente principalement vers les pays d’Europe Centrale et Orientale.

Moldova, a diary

Carnet de voyage d’un pays oublié.

La Moldavie est un pays oublié. Son nom résonne comme celui d’un territoire imaginaire situé quelque part en Europe et où se mélangent influences latines et exotisme slave. Mais le pays existe, timidement, engoncé et divisé, traversé par des frontières confuses, témoins et cicatrices des dissensions communautaires. C’est dans cet espace flottant et un peu perdu que j’ai souhaité moi-même me perdre et consigner dans un carnet de voyage à la fois illustrations du réel et impressions personnelles. Les choses et le vivant s’entremêlent, les rôles de chacun se confondent, l’un et l’autre dégageant tour à tour mélancolie ou solitude. La solitude d’un pays multiple mais seul, d’un pays un peu perdu.

Sylvain Ferrari, mention spéciale

Dans la gravité de ses masses et dans ses nuances, allant de la transparence jusqu’au charbonneux, je trouve dans le noir & blanc la profondeur pour exprimer les liens inaltérables que l’homme entretient avec la terre. Loin du vernis de la couleur, les équilibres graphiques et la lumière restent et s’imposent, essentiels.

Bacchanales

Bacchanales est une histoire de vendanges. Le propos de ce travail est un questionnement sur la terre comme liant social dans une société en perte de repères. La photographie, dans le processus narratif, laisse apparaître deux niveaux : elle est descriptive en tant que témoignage d’un quotidien, elle est aussi symbolique. À partir d’une iconographie traditionnelle de la symbolique du vin, chrétienne comme païenne, Bacchanales cherche à montrer une poésie issue de cette dualité. L’esprit peut se réincarner dans la chair.

Les lauréats CAFéFOTO ont été sélectionnées par le jury des lecteurs, professionnels de la photographie, qui ont participé aux lectures de l’hiver 2008/2009 à Paris et de l’été 2009 à Arles.

Les lecteurs

Francesco Acerbis, photographe
Clémentine Aznar, Icono
Sabrina Biancuzzi, photographe
Patrice Bondurand, photographe
Dominique Charlet, charlet-photographies.com
Pierre Gassin, Centre Iris
Veronique Glover, directrice de La Fabrique des Possibles, Hors série, Toulouse,
Elisabeth Grattard, Libération
Bertrand Langlois, photographe
Jean-Gabriel Lopez, expert photo
Andreas Mahl, photographe
Marc Meininger, éditeur
Zaha Redman, critique
Antoine Romand, expert photo
Donatien Rousseau, directeur de la Mission photographique du Tarn
Elisabetta Rozzoni, Skin gallery, Brescia, Italie
Elisabeth Schneider, photographe
Maciek Stepinski, photographe
Raimond Viallon, galerie Vrais Rêves, Lyon
Laurent Villeret, photographe
Xavier Zimbardo, photographe, directeur du Festival Photsoc

Les partenaires

charlet photographies photocollection photosapiens centre iris

et

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La vie du Centre

Ambiances de travail en Tunisie

Depuis 3 ans, le Centre Photographique du Maghreb organise des actions pédagogiques en Tunisie. En voici une présentation. Centre Photographique du Maghreb PRESENTATION Le Centre Photographique du Maghreb est une association tunisienne crée le (...)
 

NOUVEAU, les entretiens/conseils pour les inscriptions, c’est par internet !

Ces entretiens premiers entretiens sont sur internet, toute l’année. Nous étudierons de vos projets et vous proposerons un programme adapté. La durée, le rythme, l’intensité... et les moyens de financement, tout sera évoqué et analysé. Envoyez-nous (...)
 

Du 14 au 18 juillet, Laboratoire Approfondi avec Sabrina Biancuzzi

Autour d’une série photographique, testez des différents papiers et chimies disponibles sur le marché, ainsi que des techniques alternatives ! Durée : 5 jours Nombre d’heures : 35 Horaires : 10h/13h et 14h/18h Coût : 890 € Modalités : Acompte de (...)
 

2 places pour le stage de gomme bichromatée

Gomme bichromatée Effectif : 4 personnes Durée : 2 jours - 16 heures Dates : 13 et 14 juin 2014 Horaires : 9h / 13h et 14h / 18h Prix "dernière minute : 190 €
 

Prochain CAFéFOTO, samedi 21 juin

Clôture de la saison. (Reprise en septembre, avec une nouvelle formule... Surprise !) Deux lectures gratuites et conviviales entre 10h et 13h Pour vous inscrire Et les bons conseils !
 

Permanence de Richard Caillot à la galerie

Richard Caillot assure des permanences pour rencontrer le public. N’hésitez pas à venir le rencontrer, il répondra avec plaisir à toutes vos questions curieuses... Jeudi 10 avril de 17 à 19h mercredi 16 avril de 17h30 à 19h Mercredi 24 avril de (...)
 

Les nouveaux stages de procédés alternatifs

Tous les ateliers sont décrits sur cette page : http://www.centre-iris.fr/spip.php?... Sabrina Biancuzzi - Extrait de "Crissement du temps" - Technique mixte Richard Caillot - Extrait de "Fragments de mémoire" - Tirage au (...)
 

L’aventure tunisienne !

La présentation ! Dernière version :
 

La Photographie à la Croisée des Arts

LA PHOTOGRAPHIE A LA CROISEE DES ARTS, par Sabrina Biancuzzi Programme • La photographie n’est pas qu’une image réalisée à partir d’un négatif ou d’un fichier numérique… quand la photo devient une création plastique à part entière. • Historique de la (...)
 

Les prochaines rentrées

10 janvier Un atelier participatif, avec table ronde pour 7 personnes, pour vous guider dans vos choix et vos projets photographiques. Organisé et animé par Sabrina Biancuzzi, photographe belge, graveur et artiste, lauréate de nombreux prix. Les (...)
 







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